Tu es partie trop vite, beaucoup trop vite.
Nous avons été séparés trop tôt à mon goût. Tu m'as tellement aidé, protégé, gardé, que le fait de quitter ma proximité fut un calvaire pour moi.
L'éloignement s'accentuant, ainsi que la raréfaction de nos rencontres, n'ont malheureusement pas atténués mes douleurs.
On dit que le temps et l'éloignement appaisent la souffrance. C'est faux !! Ils n'ont fait que l'accentuer.
Même si mon père m'a toujours aidé et apporté son affection et sa protection, il n'en manquait pas moins l'affection et la tendresse que tu savais si bien dispenser à tous tes petits enfants.
Je sais, et tout le monde le constatait, que j'étais le préféré ; certains m'en veulent toujours. Aujourd'hui je m'en fous.
Si je suis devenu ce que je suis aujourd'hui c'est certainement en grande partie grâce à toi. Toujours présente pour m'aider dans les devoirs et leçons à apprendre. Tu étais également au dessus de mon épaule pour m'apprendre les rudiments de toutes ces matières dans lesquelles j'ai excellé grâce à toi.
D'autres m'ont aidé, mais personne comme toi.
Puis le temps a fait que tu repartes dans cette région que tu chérissais tant ; et à mon tour de m'éloigner encore plus en venant habiter en Auvergne.
Malheureusement, ton « retour au pays » ne t'a pas été bénéfique ; en tombant rapidement malade dans cette grande maison éloignée de tout et de tous. Avant de retourner dans cette ville que tu chérissais tant, que tu as vu meurtrie et blessée en 1944. Elle devait malheureusement constater plus de 50 ans après que c'est toi qui était blessée par cette vie.
L'une a survécu, l'autre non.
En 2001, tu devais nous abandonner, ton mari qui a su s'occuper de toi, même dans les pires des moments ; tout comme tes enfants et petits enfants pour qui tu représentais beaucoup. Certains diront que tu n'a pas souffert, j'en ai toujours douté ; et je pense que ce qui était une souffrance pour tous ne fut qu'une libération pour toi. Cette souffrance qui perdurait au fond de moi depuis 15 ans, était alors transformée en une douleur latente.
Il ne passe pas un jour où je ne pense pas a toi.
Le pire c'est que tu es partie sans connaître mes filles.
Comment leur expliquer dans quelques années qu'elles n'auront jamais connu cette arrière grand-mère magique...
Tu n'auras pas connu mes princesses. Si aujourd'hui tu nous voyais tous les trois tu ne reconnaitrais pas ce maladroit que tu as élevé.
Tellement de choses ont changé depuis ton départ. De souffrances en joie, de peines en bonheur ; tout ce pour quoi je m'étais investi fut détruit. Aujourd'hui je suis reparti sur des bases qui font que je suis fort, beaucoup plus fort que je ne l'ai jamais été. En pensant à toi et mes filles, j'ai pu me reconstruire ; malheureusement sans toi.
Tout le monde a une mère, celle qui nous met au monde. La mienne je l'ai rejetée. Elle ne mérite pas d'avoir un fils comme moi.
Ma mère c'était toi. Cette grand-mère chez qui on était bien....
Je t'ai toujours aimé, et je ne crois pas que je puisse aimé un jour quelqu'un comme toi....
Tu me manques Je t'aime....
Nous avons été séparés trop tôt à mon goût. Tu m'as tellement aidé, protégé, gardé, que le fait de quitter ma proximité fut un calvaire pour moi.
L'éloignement s'accentuant, ainsi que la raréfaction de nos rencontres, n'ont malheureusement pas atténués mes douleurs.
On dit que le temps et l'éloignement appaisent la souffrance. C'est faux !! Ils n'ont fait que l'accentuer.
Même si mon père m'a toujours aidé et apporté son affection et sa protection, il n'en manquait pas moins l'affection et la tendresse que tu savais si bien dispenser à tous tes petits enfants.
Je sais, et tout le monde le constatait, que j'étais le préféré ; certains m'en veulent toujours. Aujourd'hui je m'en fous.
Si je suis devenu ce que je suis aujourd'hui c'est certainement en grande partie grâce à toi. Toujours présente pour m'aider dans les devoirs et leçons à apprendre. Tu étais également au dessus de mon épaule pour m'apprendre les rudiments de toutes ces matières dans lesquelles j'ai excellé grâce à toi.
D'autres m'ont aidé, mais personne comme toi.
Puis le temps a fait que tu repartes dans cette région que tu chérissais tant ; et à mon tour de m'éloigner encore plus en venant habiter en Auvergne.
Malheureusement, ton « retour au pays » ne t'a pas été bénéfique ; en tombant rapidement malade dans cette grande maison éloignée de tout et de tous. Avant de retourner dans cette ville que tu chérissais tant, que tu as vu meurtrie et blessée en 1944. Elle devait malheureusement constater plus de 50 ans après que c'est toi qui était blessée par cette vie.
L'une a survécu, l'autre non.
En 2001, tu devais nous abandonner, ton mari qui a su s'occuper de toi, même dans les pires des moments ; tout comme tes enfants et petits enfants pour qui tu représentais beaucoup. Certains diront que tu n'a pas souffert, j'en ai toujours douté ; et je pense que ce qui était une souffrance pour tous ne fut qu'une libération pour toi. Cette souffrance qui perdurait au fond de moi depuis 15 ans, était alors transformée en une douleur latente.
Il ne passe pas un jour où je ne pense pas a toi.
Le pire c'est que tu es partie sans connaître mes filles.
Comment leur expliquer dans quelques années qu'elles n'auront jamais connu cette arrière grand-mère magique...
Tu n'auras pas connu mes princesses. Si aujourd'hui tu nous voyais tous les trois tu ne reconnaitrais pas ce maladroit que tu as élevé.
Tellement de choses ont changé depuis ton départ. De souffrances en joie, de peines en bonheur ; tout ce pour quoi je m'étais investi fut détruit. Aujourd'hui je suis reparti sur des bases qui font que je suis fort, beaucoup plus fort que je ne l'ai jamais été. En pensant à toi et mes filles, j'ai pu me reconstruire ; malheureusement sans toi.
Tout le monde a une mère, celle qui nous met au monde. La mienne je l'ai rejetée. Elle ne mérite pas d'avoir un fils comme moi.
Ma mère c'était toi. Cette grand-mère chez qui on était bien....
Je t'ai toujours aimé, et je ne crois pas que je puisse aimé un jour quelqu'un comme toi....
Tu me manques Je t'aime....



